Alors j'avertis tous ceux qui cherchent un nouveau poème ou une histoire songée: passez votre chemin avec cet article-ci, il va très probablement être plus morne qu'un salon funéraire pendant une journée fériée...
Rien à foutre, je commence.
Oui, je veux bien mais par où?
Le commencement peut-être...oui...
Et bien voilà, j'ai 16 ans, j'en aurai 17 au mois d'Avril (le 24 plus exactement), je m'appelle Alex, je vis chez mes parents dans un village en banlieue de Rimouski (qui est une ville relativement moyenne en terme de taille et relativement faible en terme de niveau intellectuel, à ceux qui se sentent concernés en lisant cela, je ne m'excuse pas.) et voici qu'il se trouve que je suis mort.
Oui oui, vous avez bien lu, je suis mort.
Pas au sens où vous devez l'entendre, ça c'est sûr, à moins qu'on soit dans un mauvais film d'horreur, évidemment.
Freakant, hein?
ne vous inquiétez pas, ça l'est autant pour moi!
Je dis que je suis mort parce que c'est comme ça que je me sens. Il ne se passe pas une journée sans que je veuille disparaître, pas un matin sans que je ne me demande ce que je fous encore sur terre.
Là, vous vous dîtes que je me plaint pour rien et vous songez sérieusement que je devrais voir un "professionnel".
Attendez la suite!
Il se trouve aussi que j'ai mal.
Pas n'importe comment, très mal, en permanence.
Imaginez-vous des couteaux plantés dans votre torse qui tournent.
VINGT-QUATRE PUTAINS D'HEURES SUR VINGT-QUATRE!!
Ça me rends chèvre, ou marteau, ou sonné, ou cinglé, ou crackpot, ou dérangé, ou tout autre mot synonyme de FOU!
Je DÉTESTE avoir mal, je ne l'endure pas, à l'origine, j'étais atrocement douillet. Plus maintenant, parce que, veut veut pas, ça forge le caractère.
Alors voilà, c'est pour ça que, lorsqu'on me demande comment je vais, je réponds: mal, moyen, bah, bof, pas fort, pas trop horrible, je survis, je m'endure, je me tough.
J'en suis arrivé au moment où je me demande pourquoi j'écris ça, c'est con hein?
Oui, mais moi aussi.
C'est autre chose, ça: l'estime de soi.
Je vais tirer les choses au clair.
J'EN AI PAS!
Fouillez-moi pourquoi. Je suis peut-être né sans, je suis peut-être devenu comme ça à force de vouloir devenir un héros sombre, tragique et mystérieux, JE. SAIS. PAS.
Mais le fait est que ça me puuuurge.
Vous allez me dire (bandes de petits coquins impies) une chose dans le genre de: ben làààààààà, change d'attitude, le grand!
Le problème c'est que j'ai déjà essayé, grand chef champion et soit ça n'a pas marché, soit ça devenait le contraire et je me mettais à être égoïste. D'ailleurs, quand je fais quelque chose d'égoïste, je me sens sale, crotté, dégueulasse, pas endurable. Ça m'arrive aussi spontanément, mais c'est autre chose.
Or
Je déteste me sentir comme ça. Ça me rends comme inconfortable dans mon corps, mal à l'aise physiquement sans possibilité d'améliorer les choses en changeant de posture. C'est ridicule, mais ça m'arrive pour des trucs vraiment I.N.S.I.G.N.I.F.I.A.N.T.S. qui ne blessent personne à part moi.
Bon, à la base, c'est passi terrible, je suis le seul affecté.
Autre point important: je suis en VERRE.
Je me brise LAMENTANBLEMENT dès que quelque chose me fait sentir dégueulasse. Et comme j'ai aussi des tendances perfectionnistes (bien cachées me direz-vous), un rien me donne l'impression d'être un défaut monumantalement handicapant.
Je suis aussi en train de combattre des ô combien puissantes envies auto-mutilatoires.
Et je me suis mis à fumer un peu, mais ça, ça ne me dérange pas, au contraire.
Booooooon, je pense que ça sera tout pour cette fois-ci, merci aux (rares, patientes et peut-être même masochistes) personne qui m'ont lus jusqu'à la fin de ce long long long long long post inutile.
Bisoux divers et humides
Alex

